Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:34

C’est pour moi une source perpétuelle de bonheur que de dessiner ou peindre devant un bon modèle.

 

N'importe qui ne peut pas être un bon modèle de nu. C'est un vrai travail qui demande de la patience mais aussi une participation mentale, un don de soi.

 

Car ce n'est pas rien que de poser nu ou nue devant une ou plusieurs personnes qui vous scrutent, en pleine concentration. J'ai beaucoup de respect pour « mes » modèles , ceux qui savent bien poser.

Car la situation n’est psychologiquement pas anodine : le modèle est nu, le peintre est vêtu. Pire encore si le modèle pose pour un groupe. Rappelez-vous du scandale provoqué par  le tableau de Manet « Le déjeuner sur l’herbe ». Il présentait une femme nue, et des hommes vêtus.

 

Et même si certains modèles peuvent éprouver du plaisir par goût de l’exhibitionnisme, c'est une situation qui reste tout à fait particulière et pas simple à gérer. Evidemment le plaisir n'est pas toujours présent, beaucoup de modèles cherchent simplement à gagner un peu d'argent.

 

 

Imaginez l'inverse...

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Les qualités d'un bon modèle

 

Il ne suffit pas d’être jeune et jolie pour être un bon modèle. J’ai vu des jeunes femmes très agréablement faites, poser de façon totalement inintéressante. Et a contrario, des personnes apparemment insignifiantes qui se révélaient sur la sellette.

 

Il y a beaucoup d’éléments qui font l’intérêt d’un modèle nu vivant.

La qualité de la peau : il y a des peaux qui accrochent la lumière, qui ont des colorations mouvantes, des nuances délicates.

La plastique : elle varie beaucoup, certains sont dignes de Maillol ou de Renoir, d’autres auraient plu à Egon Schiele…Toute en courbes, ou nerveuse et musclée, la plastique joue son rôle dans l’ambiance qui sera donnée au croquis ou au dessin.

La grâce du geste : il ne s’agit pas de s’asseoir ou de lever un bras derrière la tête pour prendre une pose intéressante. Le bon modèle a conscience de son corps, se déhanche,  incline la tête, privilégie l’asymétrie, il pose jusqu’au bout des doigts.

La présence : le modèle qui s’avachit et fixe le vide d’un regard bovin n’est pas stimulant. Celui qui reste tonique, qui se mobilise, qui observe, parfois, l’artiste au travail, émet des ondes positives qui favorisent l’inspiration.

L’effort : dès qu’une pose dure un peu, ne serait-ce que trois minutes, la tenir demande un effort musculaire. Essayez vous-même de rester plusieurs minutes dans la même position sans bouger du tout, vous verrez. Alors les muscles se nouent un peu et apparaissent mieux sous la peau, les tendons ressortent davantage, le modèle semble plus dynamique. J’aime ce moment.

 

J’ai remarqué aussi que les modèles les plus présents, les plus agréables à dessiner ou peindre, ont eux-mêmes la fibre artistique. Ils peignent, dessinent, ou sont danseurs, acteurs…

 

Je commence à avoir une longue expérience du travail devant modèle vivant, et plus je travaille, plus je suis consciente de l’importance de leur rôle dans ma création.

Partager cet article
Repost0
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 21:19

Dessin à l'encre de Chine exécuté avec un calame.

Le calame est un bambou taillé en pointe.

Le modèle a posé pendant 10 minutes.

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 22:47

Une ébauche à l'huile sur toile.

Exécutée devant un modèle vivant, dans l'atelier d'Art que je fréquente assidûment. Un très joli modèle. Et ce tissu rouge et vert m'a énormément stimulée. Le contraste rouge/vert a beaucoup d'effet sur moi.

 

Je terminerai ce tableau tranquillement, et je publierai le résultat. Je voudrais lui garder ce charme contrasté entre le nu à la peau très claire et les tons sombres du fond. Et aussi entre la douceur lumineuse du nu et les couleurs vives des tissus.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 21:17

On pourrait chanter : "Il venait d'avoir 18 ans..."

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 18:28

La céramique est le premier moyen d’expression que j’ai choisi avant de travailler la peinture.

 

J’étais attirée par son côté permanent, durable.

 

Mon idée, c’était de créer des mosaïques en fabriquant moi-même les morceaux à juxtaposer. Ces fragments ne seraient pas des petits carrés réguliers, comme dans les mosaïques romaines, ni des morceaux de carrelage, comme dans la mosaïque catalane à la Gaudi. En fait, je les concevais comme les morceaux d’un puzzle que j’aurais créé. Un puzzle « en dur », en quelque sorte !

 

Le point de départ à chaque fois : un dessin. Croquis de nu, ou dessin d’imagination que je retravaillais pour répondre aux contraintes du morcellement, tout comme travaille un maître verrier pour créer un vitrail.

 

Puis, j’étalais ma terre en une plaque régulière, et je découpais les morceaux. Après séchage, ponçage, une première cuisson, je les émaillais (ou pas, suivant la couleur désirée) et les cuisais une deuxième fois.

 

Restait à les assembler/coller sur un support en bois.

 

J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler ainsi. Mais quel travail ! Entre la conception de la maquette et la phase finale il se passait quelquefois plusieurs mois. J’en avais toujours plusieurs en cours à la fois, mais quand même, c’était long. Et puis on en a vite fait le tour, et cela devenait répétitif. Les panneaux étaient fragiles et ne supportaient pas toujours très bien les conditions d’exposition car le bois travaille, la céramique collée dessus ne peut que fendre quand le bois se dilate… Je passais trop de temps à restaurer les tableaux abîmés, j’ai arrêté. Sans regret, parce que j’étais arrivée au bout de mon projet et j’avais envie d’autre chose. 

 

 

Terre rose et émaux bleus de Chine sur bois noir.

 

 

Terre blanche émail transparent, terre émaillée craquelée rouge et orange.

 

Partager cet article
Repost0
6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 19:10

 

Peut-être faut-il que je pense à me présenter ?

 

Je suis une femme. Je m'appelle Amande.

Je dessine, je peins, je fais du modelage.

Je ne travaille pratiquement que le portrait et le nu.

J'utilise toutes sortes de medium.

L'encre de Chine, les encres de couleur, l'aquarelle.

Le pastel, l'huile...

Je sais modeler, émailler, poser des engobes, j'ai un four à céramique.

 

Mes premières réalisations étaient des céramiques-puzzles collées sur du bois.

 

 

 

 

Je travaille majoritairement devant un modèle vivant. C'est mon grand plaisir.

 

Tantôt je dessine, généralement à l'encre, rapidement, car la pose dure 3 minutes ou dix minutes, dans l'atelier d'art que je fréquente. Je pose des ombres à l'encre diluée ou à l'aquarelle, suivant mon envie du jour.

 

 

Sinon, je participe à d'autres séances qui durent deux heures et demie, coupées par une pause de 15 minutes. Là le modèle garde la même pose, et je fais généralement un portrait, à l'huile ou au pastel.

 

 

 ou bien je peins une scène d'atelier, traçant le dessin à l'encre et posant des couleurs à l'aquarelle.

 

 

 

Ainsi vous avez un aperçu de ce que je fais.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Passion Peinture
  • : Pour partager, discuter, échanger sur ce qui est ma passion : la peinture, le dessin, l'art en général.
  • Contact

Mon Musée Virtuel

Gustav Klimt

 

Gustav Klimt, né le 14 juillet 1862, mort le 6 février 1918 à Vienne, est un peintre symboliste autrichien, et l'un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau de Vienne. Peintre de compositions à personnages, sujets allégoriques, figures, nus, portraits, paysages. Il est dessinateur, décorateur, peintres de cartons de tapisseries, cartons de mosaïques, céramiste, lithographe.

 

http://i58.servimg.com/u/f58/11/18/21/59/klimt310.jpg

 

Avec plusieurs de ses amis, il crée le groupe des sécessionnistes. Le groupe ambitionne de construire un édifice consacré aux arts. Klimt participe la même année à la fondation de l'Union des artistes figuratifs, appelée la Sécession viennoise. Cette séparation marque le désir de nouveauté de Klimt et d'une multitude d'autres artistes face à « l'inflexible résistance au changement » de l'académisme viennois, responsable d'un véritable « obscurantisme » artistique.  

 

 http://i58.servimg.com/u/f58/11/18/21/59/klimt510.jpg

 

Recherche

Compteur

compteur html

Planter un arbre

un arbre pour votre blog – moins de co2 avec bonial.fr