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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 21:16

 

 

Pour l'assemblage des morceaux de la statue, il faut tâtonner, faire des essais avant de procéder au collage qui sera définitif : pas le droit à l’erreur !

 

Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, j'ai aussi prévu des assemblages par laçages avec des brins de raphia naturel. Il faut donc y penser avant tout collage qui les rendraient ensuite impossibles, la statue une fois terminée, car il n'y aura aucune ouverture permettant de passer la main à l'intérieur de celle-ci.

 

 

Ce laçage sur la hanche a été au départ mal calculé, on voit ici, à gauche, que les courbes ne s'ajustent pas. J'ai dû le reprendre à un stade plus avancé du montage, et cela n'a pas été facile...

 

 

Contrairement aux apparences, celui-ci est correctement placé.

 

 

Celui-ci s'agrémente de perles de buis. J'aime beaucoup. 

 

Une fois tous les laçages en place, j'ai commencé l'assemblage général. Mais j'ai commis une erreur de départ en commençant par la base de la statue, c'est-à-dire le dos, puisque c'est un buste couché.

 

 

 

Car très vite je me suis rendu compte de ce que je devrais tricher, que tout ne s'ajustait pas parfaitement, qu'il allait falloir décaler, parfois poncer un peu, parfois admettre un dénivelé entre deux pièces, et que tout cela n'aurait aucune importance si c'était dessous, et non dessus. Il fallait donc assembler de façon satisfaisante la partie supérieure, fut-ce au détriment les pièces du dos avec lesquelles je me débrouillerais toujours...

 

Conclusion, j'ai défait les collages du dessous, et comme j'utilise une colle très solide, ça n'a pas été de la tarte, lol !

 

 

Les morceaux assemblés doivent être calés pendant le séchage de la colle.

 

 

Et enfin l’assemblage est fini !

   

Reste à finir de combler les interstices entre les pièces, ils sont dus au jeu des rétractions, aux difficultés d’assemblage qui obligent à « tricher » pour obtenir des formes harmonieuses.

 

Pour cela je comble les espaces entre les tessons avec de petits morceaux de terre cuite pris dans la colle (j'ai fait cuire en prévision, en même temps que mes pièces, les rognures de terre tombées pendant le modelage). Je masque la colle des interstices avec de la chamotte ou du sable coloré.

 

 

Et pour terminer, une cire incolore va relever les coloris de la terre et des engobes et parfaire la finition.

 

 

Et c'est la fin de l'aventure...

J'espère qu'elle vous a plu !

  

 

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 18:56

 

Ma statue s’est donc trouvée débitée en deux douzaines de morceaux que j’ai laissés sécher plusieurs semaines.   

 

Dès qu’ils ont été suffisamment secs, je les ai travaillés un par un, polissant certaines surfaces, ponçant les engobes déposées sur les impressions pour faire apparaître des lacis colorés en forme de dentelles. J'ai aussi brossé les surplus des sables colorés.

 

 

Et puis, quand tous les tessons ont été fin prêts, le cœur battant, j’ai tenté la reconstitution de la statue avec les morceaux encore crus, « pour voir »…

Et j’étais très contente, parce que tout semblait idéal, prêt à s'ajuster sans problème. Ah bien ouiche ! Vous verrez que...ce ne fut pas si simple...

 

 

 

 

 

J’ai encore laissé sécher plusieurs semaines, et j’ai ensuite procédé à la cuisson des tessons. Aucun problème n’est intervenu au cours de cette importante étape. C’est sans grand danger de cuire des tessons, ça l’est beaucoup moins que de cuire une statue entière lorsqu’elle est de taille assez importante.

  

 

J'ai constaté que, comme pour ma première statue, la cuisson des terres de couleurs différentes intimement associées s'était déroulée sans aucun problème, malgré la différence de texture de celles-ci, certaines étant chamottées (la rouge, la noire), d'autres pas (la blanche et la rose). Aucune fissure, aucune micro-explosion, pas le moindre éclat. Nickel !

 

Ensuite est venu le moment d’assembler les morceaux du puzzle !

Opération délicate, car à la cuisson les morceaux se déforment. Les parties courbes accentuent la courbure. Les tessons n’ont pas tous la même rétraction, puisqu’ils sont tous différents et que beaucoup sont composites, avec des terres d’indices de rétraction différents. Et j'ai dû me rendre à l'évidence : il allait falloir jouer serré !

 

A suivre…

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 22:37
 
 
Après ces incrustations "chirurgicales", j’ai pris grand plaisir à tendre les volumes, à affiner amoureusement les courbes de mon buste.
 
Puis, j’ai pratiqué des impressions avec des dentelles diverses, des tissus grossiers.  
J’ai tracé dessus des « chemins de sable » de couleurs différentes que j’incrustais délicatement dans la terre en la martelant doucement avec un outil de bois, ignorant totalement ce que ça donnerait à la cuisson, car je ne l’avais encore jamais fait.
 
Pour terminer, j’ai peint avec des engobes colorées turquoise et rouille d’autres « chemins ».
 
 
 
 
J’avais dans la tête les merveilleuses photos de Hans Silvester consacrées à la tribu des Omos :
 

 
Et sans du tout les copier, j’étais imprégnée de cet esprit de beauté de la nature. 
Mais quelque chose me chiffonnait encore : c’était cet aspect « moignon » donné par la coupe brutale des membres et du cou, comme tranchés à la hache. Alors, j’ai eu l’idée de rajouter quelques boulettes irrégulières qui donnaient une impression d’effritement, comme si la terre se délitait aux extrémités. J’y ai fait couler des engobes turquoise qui augmentaient le brouillage des formes. 
 
Et lorsque toutes ces opérations décoratives ont été terminées, après quelques jours d’attente sans protection, pour que la terre se raffermisse bien mais sans être dure, est venu le moment décisif du découpage de la statue en morceaux. C’était angoissant, mais j’étais aussi très excitée par l’importance de cette phase apparemment destructrice, mais soigneusement préparée par le traçage des lignes de découpe sur le corps de ma statue.
 
 
 Ce découpage était rendu obligatoire, je vous le rappelle, par la taille insuffisante de mon four à céramique pour cuire une grosse pièce, mais aussi pour l'effet recherché, dans l'optique de créer une "statue puzzle".
 
 
Et après une longue séance de travail, ma statue a été entièrement découpée en une grosse vingtaine de morceaux, dont on voit ci-dessous une petite moitié.
 
A suivre...
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 21:41
 
 
En relatant la création de ma première statue puzzle dans cet article : 
 
 
 Je le terminais en écrivant :
 
Mais...dès ma statue finie, il m'est venu le désir de reprendre l'expérience, de renouveler ce processus long et périlleux, comme une grossesse difficile, et de donner naissance à une seconde statue du même sel.
Cette statue a mis 4 ans à mûrir dans mon esprit et à venir au jour. Pour la seconde il en a été de même...mais c'est une autre histoire !
 
 Il m’a fallu, en effet, quelques années de réflexion pour mettre à exécution mon projet d’une deuxième statue. 
 
Je voulais que cette nouvelle statue soit la sœur de la première, une sœur, mais pas un clone. Depuis longtemps j’avais collectionné des images, des photos qui m’inspiraient. Et petit à petit émergeait l’idée de faire un buste couché, cambré, vibrant, dans une pose qui n’évoquerait nullement la détente et le repos. 
 
La première statue était plutôt « cuir et métal ». Elle avait été patinée avec une cire qui renforçait les teintes rouges, brunes ou roses des terres que j’avais utilisées, et les laçages en étaient de cuir ou de cuivre. C’était une guerrière…
 
Pour la seconde j’ai voulu plus de douceur, de féminité tendre.
Je voulais qu’elle évoque la femme et ses blessures, la nature, la vie, et la mort : ce retour à la terre qui est l’aboutissement inéluctable pour tout être vivant.
 
 J’ai commencé par le modelage du buste. Contrairement à la première fois, je n’avais pas l’intention d’utiliser le moule de plâtre que j’ai pourtant conservé. De plus, je n’avais pas de modèle vivant et j’ai travaillé en m’aidant de photos de nus et de mes propres dessins.  Après quelques semaines je ne savais plus bien si j’étais satisfaite ou pas du travail accompli. J’ai soigneusement recouvert ma statue de chiffons humides et de sacs en plastique et je l’ai laissée dormir presque un an, en entretenant soigneusement l’humidité des chiffons pour la conserver bien souple.
 
Un beau jour, j’ai décidé de m’y remettre et je lui ai fait revoir le jour.
Mais la pose que j’avais prévue au début donnait un résultat qui ne me satisfaisait plus :
 
Cette jambe levée était bizarre, et je n’avais pas l’intention de modeler plus de longueur pour les cuisses, la statue mesurant déjà une bonne soixantaine de cm de long. J’ai donc tranché dans le vif et fait les deux jambes jointes. Déjà c’était mieux ! On voit sur la photo qu'à l'intérieur de ma statue j'ai fait un "noyau" de papier journal pour limiter la quantité de terre à utiliser pour une si grosse pièce.
 
Les formes commençaient à me sembler conformes à mon projet. La statue était cambrée, je pouvais passer la main sous ses reins, comme je l’avais imaginée !
Lorsque sa forme m’a semblé satisfaisante, j’ai commencé à y faire de profondes incisions pour faire dans la terre rouge des inclusions de terres de couleurs différentes, blanche, rose, noire.
 
J’ai opéré ces inclusions à différents endroits du corps, j’aime les variations de couleurs et de textures. Ma terre de base est rouge et chamottée. C’est-à-dire qu’il y a été mêlé de la poudre de terre cuite. Cela la rend plus « rustique », plus rugueuse. En incluant la terre rose et la terre blanche qui sont plus « plastiques », plus lisses, j’apportais des plages de douceur dans des endroits choisis du corps.
 
 
à suivre... 
 
 
 
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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 21:45
 
J'aime beaucoup le modelage. Cette statue a été faite il y a quelques années déjà. C'est une de mes préférées.
C'est une terre cuite et le caraco est fait à l'engobe, c'est-à-dire un émail mat à base de terre et d'oxydes colorants.
Je l'ai cuite moi-même dans mon petit four. Elle mesure 30 cm de haut.
 
http://i48.servimg.com/u/f48/11/18/21/59/allds136.jpg
 
 http://i48.servimg.com/u/f48/11/18/21/59/allds137.jpg
Terre cuite et engobes
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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 21:38

J'ai expliqué ici :

http://amandedouce.over-blog.net/article-r-eve-d-afrique-106631924.html 

que j'ai participé plusieurs fois à un concours de modelage pendant les journées de la céramique, dans un petit village de ma région.

 

Après le thème "La première femme" est venu, l'année suivante, "L'homme debout", toujours en référence à la préhistoire.

 

Jouant avec les mots, j'ai modelé ce personnage, que j'ai appelé 'L'homme de boue", puisque dans la Bible il est dit que Dieu modela l'homme avec de l'argile. Je l'ai représenté sortant de la terre et levant le bras et la tête vers le ciel, évoquant la quête de la spiritualité.

 

 

Le concours se passait en plein air, et cette année-là un groupe de jeunes délinquants en réinsertion étaient venus avec des éducateurs passer la journée sur le site.

L'un d'eux s'intéressait beaucoup à ce que je faisais et engagea la conversation. Il commentait, me posait des questions, et finit par me demander comment j'intitulerais ma statue. Mais désirant réserver mon effet, je lui dis simplement :"Devine!".

 

Au bout d'un moment, un éducateur s'approcha et le garçon lui dit : "Tu vois, elle fait sortir sa statue d'un amas de terre, elle va sûrement l'appeler "L'homme de boue", elle ne veut pas me le dire, mais j'ai deviné !". Il avait tout compris, ce garçon ! Et l'éducateur voyant qu'il ne me dérangeait nullement et que nous conversions amicalement, le laissa en ma compagnie.

C'était un bon moment.

 

 

 

Terre cuite, légèrement patinée en noir par endroits, et cirée.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 21:25

C'est une petite statue de environ 40 cm de hauteur que j'ai modelée dans de la terre chamottée pour un concours de modelage organisé par des potiers dans un village très concerné par la céramique, puisqu'il y a été découvert un gisement de poteries préhistoriques d'une grande beauté. J'ai eu d'ailleurs la chance d'admirer ces poteries rarement exposées au public en raison de leur extrême fragilité.

 

Le thème du concours était : "La première femme".

 

 

Ce concours s'étalait sur deux jours, puis les oeuvres étaient exposées et un prix décerné. Bien que je n'aie pas eu le prix, je garde un merveilleux souvenir de ces deux jours passés avec plein de gens joyeux et talentueux.

Ensuite j'ai ramené ma statue chez moi, crue. Pour la faire cuire, j'ai dû la couper en deux à hauteur des cuisses enfoncées dans le socle, mon four étant trop petit pour la contenir entière. Ensuite j'ai collé la dame dans son pot fleuri, et depuis elle trône dans mon atelier !

 

 

 

Je l'ai baptisée R'Eve d'Afrique. Cette Eve africaine offre non pas une pomme...mais une banane ! Et le serpent s'enroule autour de son corps.

Je l'ai patinée avec des acryliques et de la patine dorée.

Je l'aime beaucoup.

 

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 22:15

J'ai fait un stage de modelage et de moulage. Nous étions une petite dizaine de participants

 

Le modèle a posé pendant deux jours, ce qui m'a permis de faire un grand buste en terre.

 

Ce buste a servi de matrice pour faire un grand moule en plâtre, et ensuite j'ai pu faire un "tirage" de ma statue avec de la poudre de marbre mêlée à de la résine. C'était un travail difficile, et assez physique, mais j'étais ravie d'apprendre.

 

La statue en marbre reconstitué est sortie du moule de plâtre toute rugueuse, avec des balèvres, pas jojo, la petite !

Il a fallu de longues heures de polissage, ensuite, pour lui donner ce satiné qu'on voit sur la photo.

 

 

 

 

 

Quand au buste original en terre, j'ai pu le creuser, le cuire, et je l'ai offert à ma fille, ravie !

 

J'ai pu aussi garder le moule en plâtre et en tirer un autre exemplaire, mais c'est une autre histoire. Alors...à suivre !

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Gustav Klimt

 

Gustav Klimt, né le 14 juillet 1862, mort le 6 février 1918 à Vienne, est un peintre symboliste autrichien, et l'un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau de Vienne. Peintre de compositions à personnages, sujets allégoriques, figures, nus, portraits, paysages. Il est dessinateur, décorateur, peintres de cartons de tapisseries, cartons de mosaïques, céramiste, lithographe.

 

http://i58.servimg.com/u/f58/11/18/21/59/klimt310.jpg

 

Avec plusieurs de ses amis, il crée le groupe des sécessionnistes. Le groupe ambitionne de construire un édifice consacré aux arts. Klimt participe la même année à la fondation de l'Union des artistes figuratifs, appelée la Sécession viennoise. Cette séparation marque le désir de nouveauté de Klimt et d'une multitude d'autres artistes face à « l'inflexible résistance au changement » de l'académisme viennois, responsable d'un véritable « obscurantisme » artistique.  

 

 http://i58.servimg.com/u/f58/11/18/21/59/klimt510.jpg

 

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